Don d’amour et d’espoir pour Haïti
  Organise des actions au profit des crèches qu’elle soutient en Haïti.
Elle collecte également médicaments, couches et lait.
   
  Rencontre avec Estelle Vanuxeem, présidente de Don d'Amour et d'Espoir pour Haïti*
 
 

La venue d'un petit frère ou d'une soeur comblera la joie de Joséphine et Célestin.
Fondatrice de l'association en 2004, sa belle histoire trouve ses origines dans l'adoption de Joséphine et Célestin, deux enfants recueillis à l'orphelinat de Port-au-Prince.
Le coeur tourné vers ce pays ravagé par un tremblement de terre le 12 janvier, Estelle nous fait partager quelques moments forts de cette tragédie.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
   
   
   
   
 
Comment avez-vous vécu l'événement ?
Le 13 janvier au matin, j'étais à la maison. C'est ma mère qui m'annonce au téléphone le séisme. J'ai eu une pensée très forte pour les parents biologiques de mes enfants ainsi que pour Gina, la directrice de l'orphelinat, et les enfants de l'institution Don d'Amour. Effondrée en larmes et angoissée par les conséquences de la catastrophe, je suis restée plusieurs heures en attente de nouvelles et c'est dans la soirée que j'apprends que Gina et les enfants des trois crèches appartenant à l'organisation ont échappé miraculeusement à la tragédie.
Comment fonctionne l'association ?
En lien direct avec l'orphelinat situé à Pétionville, dans la banlieue ouest de la capitale. Gina, directrice de l'établissement appelé Don d'Amour, est l'interlocutrice principale. L'organisation regroupe trois crèches sous la responsabilité de nourrices. Murs fissurés, risques d'effondrement des locaux, obligent à regrouper tous les enfants pour raison de sécurité dans une même crèche, beaucoup de pensionnaires étant logés dans des tentes.
Quelles sont vos actions principales ?
En temps normal, nous nous efforçons d'assurer l'envoi de médicaments, de lait et de couches. Les recettes de spectacles et d'activités locales sont reversées à l'orphelinat. Une partie de nos envois est aussi redistribuée aux hôpitaux, fondations et autres crèches. Les événements tragiques ont mobilisé la population française. Nous vivons une situation d'urgence, et il nous faut multiplier les efforts et la disponibilité pour acheminer les marchandises, les vêtements et les dons avec rapidité et efficacité. Grâce à la collaboration d'Aviation sans frontières, nous avons pu envoyer 70 colis volumineux.
L'état de catastrophe, peut-il aggraver les procédures d'adoption ?
Vers le 19 janvier, 29 jeunes haïtiens ont pu être évacués dont 4 enfants accueillis par nos amis de l'association. Si les dossiers en cours ont pu être accélérés dans cette période de crise, on peut craindre un ralentissement des procédures dans un futur proche pour éviter les erreurs, la confusion et le désordre dans un moment ou l'administration n'existe plus ! A ce moment où le gouvernement français suspend les évacuations, j'ai une pensée forte pour les parents adoptifs qui restent en attente de leurs futurs enfants. Il faut savoir qu'en Haïti, les responsables d'orphelinats souhaitent que les enfants soient évacués rapidement pour éviter tout risque d'épidémie de gastro, surtout à l'approche des pluies, des tempêtes et des conditions précaires dans lesquelles sont logés les enfants.
Au fil des années, Haïti est devenu mon deuxième pays. Avec mon époux, nous avons tissé des liens d'amitié forte avec la population. Il nous reste un objectif personnel, celui d'adopter un troisième enfant. La procédure est au stade de l'agrément. •
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
   
   
   
   
   
    Estelle Vanuxeem 58, rue de Merville, Hinges, Tél : 03 21 01 59 06
          e-mail evanuxeem@club-internet.fr
       
* Tiré de La Voix du Nord, jeudi 25.02.2010